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Campagne d'Aniche 2014 : La Sicile !
MessageSujet: Campagne d'Aniche 2014 : La Sicile !   Mer 27 Jan - 14:09

Compte Rendu Sicile 43 - Aniche 2014


→ Contexte.

En 1943, la victoire a été acquise sur le sol Africain, et les armées de l'axe sont maintenues en échec dans le Pacifique et en URSS. C'est l'année du basculement sur la défensive. Désormais, les russes reconstituent leurs forces et se préparent à lancer la reconquête de l'Europe orientale. Les alliés quant à eux, produisent et libèrent quantité de moyens pour assurer la reconquête de l'Europe. Un plan est adopté ; l'attaque par le sud. Américains et britanniques préparent donc leurs divisions pour attaquer la Sicile, qui servira de passerelle pour la conquête de l'Italie, le « ventre mou » de l'Europe pensé ainsi par Churchill. L'objectif est de pouvoir rapidement consolider les plages du sud entre Agrigente et Syracuse, pour ensuite foncer sur les bases, aérodromes et ports importants de Trapani et Palerme à l'ouest, et de Catane et Messine à l'est.


- Quatre joueurs, deux américains et deux britanniques, sont chargés de prendre les plages du sud est.
- Deux autres joueurs sont largués par avion et planeur pour prendre ponts et hauteurs sur lesquelles débouchent les plages de débarquement.
- Enfin, les deux dernier joueurs ayant débarqué sans encombre sont chargés de progresser le plus loin possible au travers des villes ennemies.
- Notre division blindée américaine a pour ordre de progresser vers Agrigente, sur la côte ouest.


Pour cette campagne, j'avais la double casquette de joueur d'une division américaine mais aussi de commandant en chef responsable du corps d'armée américain, j'incarnais donc le général Patton tandis que nos alliés britanniques étaient commandés par un autre joueur, incarnant Montgomery.

Voici la situation au début de la campagne:



Premier tour :

Les GI's se préparent à l'attaque. Une compagnie complète, représentant environ 150 soldats, s'organise pour prendre d'assaut un village sicilien encaissé entre plusieurs vignes et collines escarpées. L'objectif de notre division est Agrigente mais pour y parvenir depuis les plages de débarquement, nous avons tout un massif de collines rocailleuses et de vignes à traverser. En sus, notre secteur de progression est tenu par une division de « Panzergrenadiers », de l'infanterie motorisée allemande particulièrement bien équipée. La partie ne sera pas facile. Les ordres sont donnés ; il faut progresser le plus rapidement possible. Pour ce faire, nous sommes à la pointe de l'avancée américaine, et les troupes disponibles se limitent à une compagnie d'infanterie du 41e Régiment d'Infanterie Mécanisée soutenue par plusieurs tanks M4 Sherman du 66e Régiment de Chars et des canons d'assaut M8 Scott du 14ème bataillon d'artillerie.



Ces unités sont correctement équipées, et commandées par le Major Highteeb, votre serviteur. Les « Panzergrenadiers » allemands se sont embusqués d'après nos renseignements dans le petit village de Gela. Comme l'indique cette photographie d'un de nos avions d'observation, nos éclaireurs en jeep ont indiqué la présence probable de deux champs de mine sur les principaux accès du village, et partout où sont placés des marqueurs blancs les allemands se sont peut être retranchés, utilisant à bon escient les habitations, les murs de pierre et les collines rocailleuses entourant la localité.



Comment savoir ? Notre avant garde arrive sur les lieux... Soit la compagnie B, 1er bataillon du 42e régiment d'infanterie, soutenu par trois canons d'assaut M8 Scott de la division. Très vite, la 1ère et 2e section sous le commandement du major Highteeb secondé du capitaine Stark, des lieutenants Porter et Ashcombe, s'élance pour prendre Gela par le flanc, tandis que la 3ème section du lieutenant Peacock et les canons d'assaut avancent sur la route principale et le verger la longeant, afin d'éviter les champs de mines.




Il faut un petit moment à notre force principale d'infanterie pour contourner Gela. Ici, la 1ère section arrive au bord du village, se regroupant sous le couvert d'une haie.



Au centre, la 3ème section n'est pas encore arrivée à l'entrée du village, car estime qu'en face d'elle se trouve peut être une force allemande, bien cachée... Peacok hésite à avancer. Le moteur de chars Sherman arrivés en renfort rugit, bientôt c'est 6 blindés qui vont se presser sur la route de Gela. Toujours aucun signe de l'ennemi...



Qui soudain se révéle, au sud ! Une bonne quarantaine d'allemands, camouflés dans le sud du village, ouvrent le feu sur la compagnie B. les coups de feu claquent, les mitrailleuses crachent. Bien abrités par la haie, les GI's essuient peu de pertes mais sont cloués au sol par la violence de la fusillade. Les américains ont une section bloquée par les tirs et contre la haie, ainsi qu'une seconde en réserve. Les allemands ont dévoilé une section et demie.



La reconnaissance a bien joué son rôle ; devant l'entrée de Gela les allemands ont installé des retranchements, et des soldats bien camouflés dans des trous individuels attendent les hommes de la 3ème section. Le lieutenant Peacok donne l'ordre à deux groupes de combat d'avancer, l'un à couvert d'un champ et d'un muret pour contourner la position, l'autre droit devant à découvert. Relevant la tête pour jauger l'avancée de ses hommes, Peacok se fait cueillir en plein visage par un coup de feu ! Les tirs ne se font plus entendre qu'au sud, mais aussi à l'entrée. Le lieutenant est mort et ses hommes, dont une mitrailleuse mise en batterie, répliquent.



Le sniper allemand, aidé d'une quinzaine de panzergrenadiers, scotche un temps les américains sur leur position ; ceux ci ne survivent qu'en se plaquant au sol. Mais très vite, un tank Sherman vient débloquer la situation et roule droit sur les positions allemands, crachant la mort de ses mitrailleuses et de son canon de tourelle... Avant de bousculer les allemands en roulant sur leurs positions ! Le sniper et le groupe de combat allemands seront tués dans l'attaque.




A ce stade, les américains n'ont pas encore pénétré dans Gela ; les allemands ont eu plus de pertes mais ils tiennent bon et parviennent à retarder l'avancée de notre avant garde. Le Major Highteeb change alors de stratégie. Il divise son support blindé pour soutenir différentes avancées :
- La 3ème section, privée de commandant depuis la mort de Peacok, est soutenue par un sherman. Le sergent Stagg rallie une vingtaine d'hommes et les fait avancer par l'est ; nous les voyons en haut de cette photo, ayant pris la première ligne de défense allemande alors que leur Sherman de soutien s'est placé de telle sorte à tirer sur le village.
- Au centre, sur la colline dominant Gela et à l'entrée même du village, deux blindés soutenus par la section d'armes lourdes de la compagnie entrent en force dans le village. Des défenseurs allemands, bien que bousculés, détruisent un tank à coup de « Panzerfaust », un bazooka à un tir unique. Le second entre malgré tout dans la localité, soutenu par les mitrailleuses, fusiliers et mortiers placés un peu plus haut sur la colline. L'entrée est ainsi forcée.
- La 1ère section, toujours clouée par les tirs devant la haie au sud du village, est renforcée par un autre tank qui allume de près les défenseurs allemands ; nous voyons sur cette photo que l'arrivée du char permet même au major et à quelques soldats ralliés de faire fuir les premiers défenseurs les canardant pour prendre d'assaut la première maison, à côté du char ! La conquête du village commence.
- A l'ouest, soit sur la colline tout en bas de la photo, la 2ème section contourne la défense du village pour l'attaquer de flanc, utilisant le couvert des rochers pour survivre aux nombreux tirs défensifs venus du village.



L'attaque se poursuit sur le village. Highteeb, toujours soutenu par un char, lance plusieurs grenades fumigènes et lance l'assaut sur une autre maison de Gela. Une partie de ses hommes est démoralisée par les tirs défensifs ; ils se réfugient dans la première maison prise. Le Major et ses hommes continuent pourtant l'attaque et prennent une autre partie du village, capturant une vingtaine d'allemands hébétés par les tirs de canon des Shermans



La 2ème section en plein contournement du dispositif allemand. Au second plan, nous voyons Highteeb et la 1ere section, majoritairement clouée dans les bâtiments ou derrière la haie par les tirs allemands. Sur la gauche, un groupe d'une quinzaine d'allemands, seul obstacle de la 2e section, qui lui tire dessus.



La bataille touche à son terme. Les blindés d'Highteeb forcent l'entrée du village et le traversent, tirant et mitraillant sur les survivants des panzergrenadiers allemands qu'ils rencontrent, comme cette mitrailleuse esseulée dominant le village. La résistance allemande décroît et meure ; c'est l'hallali. La sortie du village est prise



Les derniers défenseurs allemands qui font le coup de feu depuis les vignes à l'est du village décrochent, et le lieutenant Porter prend et sécurise définitivement l'entrée du village.




==> La bataille de Gela a coûté cher à Highteeb, 5 points de pertes répartis comme suit ;
- 4 points de blindés, car deux chars Sherman ont été détruit à coup d'armes défensives allemandes de type Panzerschreck ou Panzerfaust.
- 1 point de fantassin, soit une quinzaine de tués.

Côté allemands, les pertes sont plus importantes:
- Je marque 6 points d'infanterie.
Les défenseurs de Gela déplorent près d'une centaine de pertes, tués ou blessés et environ la moitié de ce nombre est composé de prisonniers.


Le bilan est malgré tout positif. Gela est prise et servira de point de départ de la percée de la seconde partie ; nous ne devrons donc pas avec mes renforts, relancer l'assaut sur le village qui aurait été entretemps renforcé de nouveaux défenseurs. En sus, même en attaque nous sommes parvenus à prendre les deux objectifs in extremis, en leur infligeant plus de pertes. La construction lente de l'assaut par des manœuvres d'enveloppement plus que d'assaut purement frontal a plutôt bien fonctionné.


De manière générale, la fin de ce premier quart de la campagne marque le début difficile d'une campagne sanglante. Les forces de l'Axe ont perdu trois secteurs de plage sur quatre pendant le débarquement, infligeant de lourdes pertes aux britanniques. Par contre, les parachutistes anglais sont passés comme dans du beurre dans les défenses allemandes autour de ponts, plus loin à l'intérieur de l'île, tandis que les parachutistes américains subissaient de lourdes pertes face à une défense italienne particulièrement solide. Ce début contrasté devra être transformé en réel espoir de victoire alors que l'après midi s'ouvre sur des parties en double...

Voici où nous en sommes, à la fin du premier tour :




Second tour :

La bataille s'ouvre sur la suite de la percée en direction de Gela ; les forces du Major Highteeb, soit l'avant-garde de la 2ème division blindée américaine, seront renforcées par des éléments de la 1ère division d'infanterie américaine. En face, de Fallschirmjaeger (parachutistes) renforceront les panzergrenadiers rescapés de Gela, qui recevrant des renforts de leur propre division. La situation stratégique apparaît compliquée ; mes forces se retrouvent seules face à deux ennemis retranchés dans des collines très escarpées, avec de l'infanterie lourde, pléthore de mitrailleuses et canons antichars bien camouflés. Nos renforts d'infanterie et de véhicules sont un peu loin de nos lignes, en début de partie. Avec mon collègue de la « 1st US Infantry Division », nous établissons le plan suivant ;
- Dans un premier temps, pilonner à l'artillerie lourde de 150mm les positions retranchées allemandes, pour plaquer l'ennemi au sol et l'empêcher de contre-attaquer ou de tirer efficacement.
- Dans un second temps, notre propre artillerie (principalement des mortiers légers de 60mm, moyens de 81mm ou mes canons d'assaut Scott de 75mm) continuera d'envoyer un maximum d'obus sur les positions défensives allemandes, pour continuer de limiter les déplacements teutons et l'efficacité de leurs tirs à longue portée. En sus, une batterie d'obusiers de 105mm nous parviendra en renforts à partir du tour 3 (sur les 12 de la partie).
- Pendant ce feu d'acier d'artillerie légère, les fantassins et blindés de la « 2nd US Armored Division » attaqueront les premières lignes allemandes pour bousculer l'ennemi et provoquer les conditions de la percée, qui sera effectuée par les renforts de la « 1st US Infantry Division ».

Au total, nous alignons de notre côté, après les pertes subies le matin et en comptant les renforts qui nous rejoindront au cours des combats :
- 3 compagnies d'infanterie, dont une à effectifs réduits, avec quantité de soutiens (mortiers, mitrailleuses etc)
- 5 chars moyens Sherman
- 3 canons d'assaut Scott
- 3 chars légers Stuart
- 2 Batteries d'artillerie de campagne (une d'obusiers, une de mortiers)

En face, l'ennemi compte :
- 2 compagnies d'infanterie lourde et de parachutistes avec soutiens (mitrailleuses lourdes, mortiers)
- 1 section de reconnaissance
- 1 section de sapeurs d'assaut avec transports blindés et halftrack lance flammes
- 1 section de canons antichars (PaK 40 de 75mm)
- 2 chars moyens Panzer IV
- 2 canons d'assaut Stug III G
- 1 batterie d'artillerie (mortiers de 81 mm sur halftracks)

La partie ne sera pas aisée ; l'ennemi est retranché sur des hauteurs rocailleuses ou couvertes de vignes d'apparence inexpugnables. Les blindés allemands sont aussi plus performants que les nôtres, surtout aux distances d'engagement qui sont les nôtres, très longues. Son infanterie est aussi de bien meilleure qualité car disposant d'une plus grande expérience, d'un moral d'acier et de nombreuses mitrailleuses. Notre force réside dans notre supériorité en artillerie et notre mobilité plus grande.


Highteeb déploie sa Task Force à la sortie de Gela, prêt à gimper sur les massifs pleins de vignes au nord de celle ci.



Sur notre flanc droit, loin de Gela, des Fallschirmjaeger se camouflent derrière le relief tandis que les half-tracks transportant la section de sapeurs d'assaut se préparent à faire mouvement. Ce que ne sait pas l'Hauptmann Schaeffer, c'est que l'artillerie lourde américaine de 150mm commence à charger ses obus, sa position ayant été repérée...



Fallschirmjaeger, mitrailleuses et canon antichar sur l'un des deux massifs protégeant la route que nous devons prendre d'assaut ; ce sera ardu pour le major Highteeb et la compagnie B ! La seconde colline rocailleuse est de l'autre côté de la route, et tout aussi généreusement pourvue en défenseurs.



Heureusement, l'artillerie lourde tonne au loin et entame les forces ennemies. Si les allemands retranchés dans les rochers ne subissent pas de pertes, ceux entre deux collines perdent tous leurs transports et subissent quelques morts et blessés dans un fracas terrible de fin du monde. Quand les déflagrations cessent, les sapeurs d'assaut sont à pied ; les halftracks allemands en feu, et beaucoup sont les soldats à appeler de l'aide. L'artillerie américaine se montrera autrement inefficace lors de ce bombardement préparatoire.



En silence, la 1ère et la 2ème section de la compagnie B progresse en direction de l'objectif et gravit un massif de vignes. En contrebas, de l'autre côté de la route, se trouvent les survivants des panzergrenadiers affrontés pour la conquête de Gela au tour précédent. Immédiatement, les soldats américains sont pris à partie par les fantassins allemands et les mortiers de 81. Une des premières explosions emporte le lieutenant Porter, héros de la prise de Gela. La confusion s'installe dans la compagnie.



Alors que les américains subissent les premiers tirs allemands et que la colline comme les vignes sont ratissés par les éclats d'obus autant que par les rafales de mitrailleuses, Highteeb appelle les Sherman à la rescousse. Ceux ci pilonnent les allemands, dont une bonne cinquantaine d'entre eux font le coup de feu à l'orée d'un petit bois. Très vite, le volume de feu des fantassins américains couplé à celui des chars, repoussera les allemands, leur infligeant des pertes dont leur officier commandant, ce qui les désorganisera beaucoup sur cet axe d'attaque.



A l'arrière, la batterie d'artillerie de 105mm de la « 1st Infantry Division », nos alliés qui font route vers nous, s'installe et se prépare à ouvrir le feu sur les retranchements allemands.



Sur cette photo qui nous montre la ligne de front et Gela, nous pouvons distinguer un moment essentiel de l'action. Les tirs d'artillerie allemands ont éliminé la moitié des officiers de la compagnie B, en arrière plan. Les fantassins américains ont pourtant, sous l'élan de leurs sergents, délogé les allemands de l'orée du bois ; les boches reculent vers le fond de la photo. Malgré tout la compagnie B est désorganisée et Highteeb tentent de rassembler ses hommes, dispersés sur les deux collines (gauche et centre) ; l'attaque s'en trouve considérablement ralentie. Ce qui dégénérait en bataille rangée s'atténue en escarmouche. Allemands comme américains se tirent dessus dans le bois, mais les deux camps ayant perdu beaucoup de leurs officiers il devient difficile de forcer la décision. La photo montre aussi de nombreux chars dans la ville de Gela, dont 3 Shermans attachés à la « 1st Infantry Division » qui transportent sur eux l'avant garde de l'infanterie de renfort.



L'affrontement sur la gauche continue, les allemands sont repoussés du bois et subissent dans leur retraite vers le champ et le muret de pierre sur leur arrière, des tirs de mortier. Pendant ce temps, plusieurs escouades américaines se rassemblent à l'orée du bois.



A Gela, les renforts en blindés et en fantassins de la « 1st US Infantry Division » sont en route pour soutenir l'attaque de Highteeb sur la gauche. On voit la colonne de blindés traverser la batterie des 3 petits canons d'assauts M8 Scott, dont l'obusier court de 75mm arrose les positions allemandes en continu. Sous le couvert de ce barrage léger, nous voyons en arrière plan, dans les champs entourant Gela, les renforts de la 1ère division arriver à pied.



Les survivants de la compagnie de panzergrenadiers subissent le feu de près de deux sections américaines, dans le bois récemment conquis par celle ci. Malgré le couvert du muret de pierre, les allemands sont plaqués au sol ; ces groupes de combat ont subi plusieurs morts et blessés et ils semblent sur le point d'être capturés par les hommes de la compagnie B, qui parviennent enfin à se regrouper malgré le feu subi depuis les collines aux mains des allemands.



Pendant ce temps, chaque tour de jeu voit s'abattre sur les deux collines où les allemands sont retranchés une importante quantité d'obus. 3 obusiers de 75mm, 2 mortiers de 60mm, 2 de 81mm et 2 obusiers de 105mm pilonnent en continu les boches, les démoralisent ou les pulvérisent. Ce sont d'abord les canons qui sont touchés et explosent, puis les corps déchiquetés de dizaines de panzergrenadiers ou parachutistes font paniquer les autres, à tel point que le moral craque et les paras, pourtant l'élite allemande, battent en retraite entre deux salves. Les collines ne sont plus défendues... Sur cette photo, les canons ont disparu sous le feu, des mitrailleurs démoralisés quittent leur poste...



La bataille est à son tournant. A l'est de Gela, la 1ère division a rencontré avec son infanterie et ses chars légers les sapeurs d'assauts allemands et a capturé plusieurs parachutistes. Au nord de Gela, Highteeb pousse sa compagnie désorganisée à l'attaque et capture les survivants des panzergrenadiers. Il ne reste plus que des blindés allemands qui menacent maintenant les américains, en dehors de quelques poches d'infanterie. Mais l'artillerie tonne. Les mortiers et les Scott n'ont plus beaucoup de cible vu la faiblesse de leur calibre, mais les 105mm s'en donnent à corps joie. Ici, un canon d'assaut allemand Sturmgeschutz est détruit (sur les bords de table, les pertes allemandes) par le feu de l'artillerie américaine.



C'est alors que les allemands, vaincus au moral par le martèlement de notre artillerie légère mais nombreuse, se lancent à l'assaut. Ils tentent avec l'énergie du désespoir de prendre en défaut notre avancée, comme ici où la 1ère division avance avec son infanterie au premier plan sur la ligne de front, gravissant les collines les amenant à portée des objectifs. L'infanterie est protégée par les chars légers Stuart, et les allemands comme ici envoient leurs chars moyens Panzer IV en duel. Peine perdue. Des quatre blindés allemands, un a déjà succombé à l'artillerie, celui sur la photo est contourné et détruit par un Sherman hors champ. A trop se rapprocher, les allemands ont perdu leur seul avantage ; l'allonge supérieur d'un canon plus performant, et les américains meilleurs à la manœuvre mettent à profit ces contre attaques pour détruire plusieurs de ces efforts. En arrière plan, l'infanterie américaine prend un bois et empêche le recul des survivants des sapeurs d'assaut allemands avec un char léger Stuart, qui manquera de peu d'être détruit par un tir de Panzerfaust mais qui pourra cueillir les teutons à découvert !



Sur la gauche, Highteeb a su reformer une demie-compagnie à partir des survivants et des escouades isolées de la compagnie B, et il est soutenu par une section d' « Assault Engineer » de la 1ère division arrivée en renfort. Avec l'appui de deux chars, la Task Force s'apprête à délivrer le coup de grâce et s'emparer d'une des collines objectifs, guère plus défendue que par une poignée d'allemands d'une section de reconnaissance.



Contre le muret, les hommes de la compagnie B, avec en soutien au premier plan les renforts de la 1ère division du lieutenant Graham.



Dernier baroud d'honneur, les allemands lancent leur dernière réserve ; un half track lance-flammes caché derrière la première colline, en plein sur les tanks d'Highteeb qui contournaient la rocaille pour prendre l'objectif, alors que les fantassins de toutes les unités faisaient le coup de feu contre les allemands en déroute. L'Halftrack donne chaud au sergent Pye du premier sherman... Mais le véhicule ne prend pas feu et lorsque les tanks répliquent, le petit véhicule explose. S'en est trop pour les allemands, qui font retraite.


L'affrontement se termine au bout de 8 tours sur 12.

La percée de Gela est une victoire importante pour mon camarade de la 1ère division et moi même. Nous perdons les 7 éléments suivants :
- 4 points d'infanterie pour la 2nd division blindée de votre serviteur ; la compagnie B a souffert de près de 30% de tués et blessés pendant son assaut du bois, des champs et de la colline.
- 2 points d'infanterie pour la 1st division d'infanterie, qui a moins eu le temps de combattre mais s'est illustrée dans le massacre des contre offensives allemandes. Un char Stuart ayant été immobilisé par un tir de Panzer IV, la 1ère division concède 1 point de blindé.
Au total, un char léger a été immobilisé et une petite centaine de tués et blessés est à déplorer.

En face, c'est l'hécatombe. Notre artillerie a muselé celle des teutons, notre surnombre initial a écrasé leur infanterie et la dispersion des allemands en deux petits groupes, enfermés dans des bois loin au devant de leurs lignes, nous a également permis de les détruire petit à petit. Les deux joueurs allemands perdent 24 points en tout :
- L'unité de Fallschirmjaeger perd 8 points d'infanterie, 2 de soutiens avec les canons anti chars, et 2 de chars pour un StuG détruit.
- L'unité de Panzergrenadiers perd 6 points d'infanterie, 4 de Halftracks, 2 de chars pour un Panzer IV détruit.
Ce qui donne deux chars détruits, deux pièces d'artillerie perdues et environ 200 tués, blessés et prisonniers dans l'infanterie.

La clé de la victoire aura été l'artillerie, qui pendant de nombreux tours plaque au sol la défense ennemie et pousse les allemands à isoler leurs forces en contre attaques vite isolées et écrasées sous le nombre. Le déploiement très défensif dans les collines rocailleuses nous a forcé à les scotcher avec beaucoup d'artillerie, rendant toutes ces troupes inutiles. Un déploiement en profondeur avec plus de couverts défendus (sur les photos, nous voyons plusieurs bois/champs/collines non défendues) aurait peut être permis de rendre notre artillerie moins efficace car la dispersion des troupes aurait été plus importante. De plus, cela aurait considérablement ralenti notre infanterie, et l'aurait isolée des blindés qui auraient été bien plus fragiles face à leurs homologues allemands. En faisant le choix de se concentrer, les allemands ont optimisé l'efficacité de notre artillerie qui a soutenu efficacement nos assauts. Plus encore que son aspect meurtrier, c'est son impact psychologique, qui a poussé les allemands à de vaines contre attaques pour éviter de se trouver trop longtemps dans le champ de tirs des mortiers et autres obusiers légers ou moyens. Cette victoire 24/7 avec le contrôle de toutes les zones objectif de la carte en fin de partie nous ouvrent, à Clément et moi, la route de Palerme et Trapiani...


Phase de campagne :
Là encore, les résultats sont très contrastés. Dans le secteur de Syracuse, les parachutistes anglais soutenus par des renforts venus des plages sont incapables de prendre l'ascendant sur deux unités blindées allemandes ; le manque de chars d'un côté et d'une infanterie d'assaut de l'autre scotchent les deux camps sur des positions qu'ils ont du mal à quitter. La partie termine sur un nul, et Syracuse n'est pas prise par les alliés, ce qui nous met en danger pour la suite de la campagne.
Sur l'autre axe britannique, Montgomery en personne dirige l'offensive blindée de haute volée qui après bien des péripéties, parvient à avancer en plein centre en direction de Catane. Cet affrontement est apparemment acharné ; les anglais prennent d'abord l'ascendant sur les allemands jusqu'à ce que ceux ci contre attaquent sur le flanc allié avec une compagnie de panzergrenadiers et un Tiger, le meilleur char sur le théâtre d'opérations. Les anglais se débarrasseront de cette contre-attaque et pousseront leur avantage jusqu'à envahir les positions ennemies !
Côté américain, nous parvenons sur notre table à ouvrir la voie depuis Gela jusque Trapiani et Palerme, après avoir anéanti toute opposition. Mais les choses sont bien plus difficiles pour nos parachutistes et une division d'infanterie qui se battent vers Vittoria contre des allemands et des italiens. Ces derniers, particulièrement téméraires, écrasent les américains sous leur artillerie lourde avant de se ruer sur eux ! Heureusement, nos collègues nous informent qu'un manque de coordination entre allemands et italiens empêche les premiers de soutenir les seconds dans leur effort ; les forces ennemies ont donc bloqué puis repoussé nos camarades, mais sans les rejeter à la mer... Il s'en sera fallu d'un cheveu.



Tout se joue donc pour la troisième phase. A ce stade, nous devons presque tout réussir pour avoir une chance de gagner la campagne et conquérir la Sicile. Avec mon estimé collègue Montgomery, nous préparons un plan ambitieux. Ma 2nd US Armored division attaquera le port de Trapiani, tandis que la 1st US Infantry Division s'en prendra à Palerme. Nos parachutistes de la 82nd US Airborne pousseront vers le nord, tandis que la 9th US Infantry Division se tiendra en réserve. Les forces américaines tentent donc de prendre tout l'ouest de l'île, tandis que les britanniques attaquent férocement à l'est, direction Messine et Syracuse.


Thibault
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MessageSujet: Re: Campagne d'Aniche 2014 : La Sicile !   Mer 27 Jan - 14:09

Troisième tour :

Cette bataille voie notre bataillon approcher de Trapiani, justement l'axe de contre-attaque d'une division blindée allemande. L'affrontement se déroulera dans une vallée encaissée, garnie d'un village, tandis que ses environs sont recouverts de collines et de vignes. Les allemands n'ont pas de chance ; ils commencent du côté des collines douces, où les couverts y sont moindres. Je pense que cela s'avérera déterminant dans la bataille à venir.

Je n'ai pas de photos du début de la partie, mais je commence sur le terrain avec une batterie de mes deux canons d'assaut M8 Scott sur une colline dominant la vallée, tandis que j'envoie la compagnie B prendre de course les allemands. Mon adversaire estimera que me contester le village est trop aléatoire pour ses troupes, or j'estime justement qu'il sera bien plus difficile pour lui de l'attaquer à découvert que venir m'y combattre. Son choix est fait, je prends le terrain et m'installe dans les couverts alentours. Le village est pris, ainsi qu'une colline plantée de vignes et plus important, des vignes au nord du village, ce qui me permet de m'ancrer solidement au terrain alors que les allemands sont désormais obligés d'attaquer en terrain clair. Une fois que le village est solidement tenu par mes troupes, avec mortiers et mitrailleuses, les allemands ne peuvent plus qu'essayer de l'envelopper. A ce stade de la partie, mes troupes au premier plan tiennent la colline au sud, le village au centre et les vignes au nord, ce qui force maintenant les allemands à l'attaque à découvert. Les allemands sont aidés dans leur contre offensive par un avion solitaire, mais qui loupera ses différentes attaques de mitrailleuse ou de bombe, n'ayant aucun impact sur la partie.



Très vite pourtant, les choses deviennent dangereuses. La colline au sud du village est copieusement arrosée par l'infanterie allemande, et les hommes de la 2nde section, s'ils subiront peu de pertes, passent presque toute la partie plaqués au sol. Les allemands reporteront par la suite leurs efforts sur d'autres secteurs pour éliminer d'autres troupes plutôt que celles ci. Quoiqu'il en soit, ce point d'appui est devenu inutile car saturé de tirs, ce qui fragilise le village.



Après la 2nde section neutralisée, les allemands se reportent sur les vignes au nord du village pour isoler plus encore ce dernier. Ils mitraillent sans pitié la 1ère section, qui ploie sous les balles. Les morts et blessés s'accumulent, mais les GI's ripostent et pendant un temps, les boches ne peuvent pas s'approcher !



Pendant ce temps, la colline dominant la zone de déploiement allemande est saturée de tirs par les obusiers de 75 des M8 Scott. Une mitrailleuse et un socle d'infanterie seront éliminés par les deux blindés, et les autres groupes allemands seront parfois plaqués au sol, mais cela ne suffit pas. La pression sur la 1ère section dans les vignes se renforce encore... De plus, 2 chars Panzer IV arrivent du nord et menacent le village. La situation devient précaire. Les forces défendant le village sont intactes, mais les deux tiers de la compagnie se trouvant dans ses alentours sont mis à mal et l'ennemi contre attaque.



Les panzergrenadiers allemands tentent de faire jouer leur puissance de feu contre le village, mais sans couvert, ils sont repoussés. Ceux ci resteront incapables de faire plus qu'apporter un soutien contre mes forces retranchées, par manque de couvert.



Désormais, 2 canons d'assaut StuG entrent sur la table. Les allemands disposent d'une nette supériorité qualitative en tanks, désormais, mais l'infanterie est mal placée pour les soutenir (presque plus rien face aux vignes où mes forces sont entamées, presque tout derrière la colline douce face au village où je suis retranché) Je dois espérer détruire ces blindés avant qu'ils ne débloquent la situation de leur infanterie...



Heureusement, 3 Sherman font leur entrée et se placent derrière la colline au sud du village en réserve. 3 Sherman ne sont absolument pas suffisants contre les blindés allemands déployés, mais bien utilisés ils peuvent être dangereux... Et mon adversaire le sait, ce qui va le forcer à plus de prudence encore.



De l'autre côté de la colline d'où les allemands espèrent lancer l'assaut sur le village, plus de troupes arrivent encore. Des sapeurs d'assaut, avec un lance flammes. Les troupes idéales pour se lancer à la conquête de mes troupes retranchées. Pourtant, mon adversaire a longtemps hésité et nous en avons discuté entre nous. Il hésitait alors à les lancer à l'assaut des vignes au nord, défendues encore par une de mes sections mais qui une fois conquises lui permettrait de préparer l'assaut du village à couvert. Il a finalement opté pour la prudence, cachant ses troupes derrière la ligne de crête. Je souffle de soulagement. Avec une seule mitrailleuse pour défendre toute une section démoralisée, j'aurais pu perdre beaucoup d'un coup s'il avait pris l'autre décision, mais il a préféré choisir de préserver ses effectifs en vue d'une attaque finale sur le village, probablement avec tout ce qu'il a, plutôt que de le faire en plusieurs « coups ». C'est une bénédiction, car cela laisse le temps à mes Shermans d'arriver, à mon artillerie de se régler sur de nouvelles cibles et à mon infanterie, bon gré mal gré, de récupérer. D'un autre côté, un seul gros assaut peut être dévastateur, j'ai le sentiment à ce moment là que le duel de chars sera déterminant.



Mes chars prennent position sur la colline sud, pour offrir une meilleur protection à mon infanterie démoralisée, comme pour menacer en surplomb les tanks allemands qui voudraient avancer sur le village.



La 1ère section est mitraillée et pilonnée au canon des chars allemands. Ca sent de plus en plus le roussi. Tous les éléments de la section sont démoralisés quand ils ne sont pas détruits. L'infanterie allemande n'avance pas encore, mais les chars forment une pince autour des vignes...



Les choses s'enchainent très vite en fin de partie. Maintenant, les allemands lancent l'attaque avec trois chars et une section d'infanterie, en gardant deux autres en réserve avec le dernier char. L'artillerie se règle, le 105 tonne... Et l'attaque est mise à mal ; sur la colline en face du village, un StuG est détruit par les obus tombant du ciel, qui dispersent aussi les sapeurs d'assaut sans leur infligeant de grandes pertes mais en faisant chuter leur moral.



Abandonnant toute cohésion avec l'infanterie qui peine à suivre, les allemands dévastent les vignes et massacrent la 1ère section en la chargeant avec les 2 Panzer IV. Les américains retraitent vers le village ou sont fauchés par les mitrailleuses des tanks. L'artillerie américaine tente de détruire les deux Panzer, mais les tirs dévient et les obusiers achèvent une mitrailleuse alliée ! Les Panzer sont cependant deux contre deux Sherman et deux Scott. Les chars américains les acculent et les détruisent à bout portant, tandis que le dernier StuG détruit le troisième sherman.



L'infanterie allemande part en retraite, tandis que l'artillerie alliée immobilise le dernier blindé allemand, que l'équipage abandonne en s'enfuyant. La voie est désormais ouverte pour les Sherman qui percent les lignes ennemies. Et assurent par là même, la victoire.



La bataille fut cependant acharnée. Notre division subit les pertes suivantes :
- 8 points d'infanterie et de soutien, répartis sur la compagnie B et sur une section de reconnaissance. Les deux unités subissent chacune près de 50% de pertes sur leur effectif de départ ; les pertes auront donc été très lourdes.
- 2 points de blindés, pour le Sherman détruit par le StuG
Un char a donc été détruit, et près de 120 tués et blessés sont à déplorer.

Mon adversaire subit 15 points de pertes :
- 7 points d'infanterie et de soutien, sur une section de sapeurs et une compagnie de panzergrenadiers.
- 8 points de chars, pour les 2 Panzer IV et les 2 StuG.
4 blindés ont été détruits, ainsi qu'une centaine de fantassins tués ou blessés. Il n'y a pas eu de prisonniers, une fois n'est pas coutume...

De plus, je prends tous les objectifs de la table.


Phase de Campagne :

Si vous vous souvenez bien, la conquête de la Sicile était compromise le tour précédent du fait de percées contenues ou repoussées pour certaines. Cette phase a vu les alliés aller beaucoup plus loin que tout ce qu'on aurait pu espérer.
Dans le secteur américain, toutes nos offensives ont abouti. Trapiani a été prise par notre 2nde US Armored Division, Palerme conquise de main de maître par la 1st US Infantry Division et Bagheria conquise de haute lutte par la 82nd US Airborne. Mieux encore, ces conquêtes n'étaient pas prêtes d'être menacées puisque la poche s'est refermée sur les survivants des unités ennemies entre Trapiani et Palerme ; l'Axe ne pouvait nous les reprendre même si nous perdions nos prochaines batailles ; le front en effet était bien trop à l'est...
Seule ombre au tableau, notre 9st US Infantry Division a été battue à Agrigente, lors d'une vive contre attaque allemande qui nous sépara, en reprenant cette ville du sud, de nos alliés anglais.
Côté britannique, Montgomery ne pouvait que se féliciter de la réussite de ses chefs de division ! Syracuse était enfin tombée, tout comme Catane et Caltanisseta ; Messine, l'ultime objectif de notre campagne, était alors à notre portée ! Nous entamions donc notre dernière phase de campagne avec confiance. Naturellement, la majorité des renforts alliés, je décidais de les laisser aux anglais, car ayant pris nos propres objectifs nos batailles allaient être moins importantes que celles livrées par nos alliés. Le plan était simple ; les américains contre attaqueraient sur les positions de l'axe dans le centre de la Sicile et sur Agrigente pour rétablir les communications avec les anglais, tandis que la 82nd US Airborne attaquerait en direction de Messine, sur la côte nord. Les britanniques quant à eux, plaçaient l'essentiel de leurs efforts sur la prise de Messine Elle même.




Quatrième Phase :

Fort confiant du fait d'une succession de victoire et d'une situation très confortable sur le front américain, j'entamais la dernière phase avec l'envie de reprendre Agrigente, et d'en finir avec les poches de l'axe dans le centre de Lille.

Ma tâche est de forcer les faubourgs de la ville. Je réorganise mes troupes pour l'occasion, déployant en premier de la reconnaissance, mes Sherman et le bonus d'équipe que sont les obusiers de 105mm, que je traîne depuis la seconde partie sans pour autant qu'ils fassent partie de mon armée, mais tant qu'ils ne sont pas détruits j'ai le droit de les utiliser. Je ne me prive donc pas de ce bonus, complètement inutile lors de cette partie. Enfin, presque.

L'affrontement se joue contre une division d'infanterie allemande. Celle ci se retranche autour de l'accès à une route à l'ouest, et dans un village à l'est. Je sépare mes forces en deux, et envoies très vite ma reconnaissance sur les collines surplombant le village sicilien.



Le village, lourdement défendu par un canon PaK 38 de 50mm, des mines, des biffins... Et l'objectif, sur la route.



Le second objectif, derrière une colline ou un canon anti-aérien de 20 mm et une section de grenadiers sont postés.



Les Shermans viennent se poster sur la ligne de crête, pour bombarder le village, tandis que le 3ème tank de la section fonce sur la colline de la photo précédente, bien décidé à éliminer le canon anti-aérien.



Chose qu'il réussira le tour suivant ; le 20 mm a à peine égratigné sa peinture, mais fait malgré tout une belle frayeur aux servants qui se demandaient si un des obus n'allait pas écourter leur carrière dans les blindés...



Il ne reste plus qu'une section allemande face au sherman, et n'a pas assez de retranchements pour protéger tous ses soldats... Ceux ci sentent le vent tourner, et c'est le cas de le dire...



Il est temps de passer à l'attaque ! Pendant que les Sherman pilonnent et mitraillent le village, les sections 1 et 2 de la compagnie B attaquent sous le commandement direct du Major Highteeb. Pour l'instant, ces unités progressent à couvert du relief, qui masque leur présence aux boches...



Mais alors que sur le flanc gauche des renforts d'infanterie sont envoyés pour aider le Sherman solitaire à prendre l'objectif... Un Panzer IV solitaire entre sur la table et fonce sur notre équipage ! Confiant, attendant le dernier moment, le tireur ouvre le feu, convaincu qu'à cette distance le char allemand va voler en éclats... Il n'en est rien ; l'obus frôle la tourelle sans toucher le blindé teuton ! Celui ci répliquer, en s'arrêtant juste devant le Sherman dont l'équipage, fébrile, attend la mort... Mais le Panzer, plus bas, immobilise le blindé américain en détruisant sa chenille droite ! Trop apeurés pour sortir, les tankistes américains enclenchent un nouvel obus...



Bien vite, le Sherman est secouru par la 2ème section de la compagnie d'infanterie, prêts à en découdre ! Un duel de tir s'engage avec les fantassins allemands un peu plus loin mais malheureusement pour les américains, des tirs viennent aussi du village, derrière le ruisseau sur le flanc droit ! Ces nombreux tirs repousseront à force nos vaillants GI's, trop à découvert...



Cela dit, le Sherman immobilisé enclenche un nouvel obus, et BOUM ! Le Panzer IV explose ! Le pari du joueur allemand n'a pas payé, bien qu'il empêche mon Sherman de rouler sur ses fantassins...



Au centre, les choses se gâtent pour les allemands. Après un bon pilonnage, les tanks américains ouvrent des passages dans les champs de mines et s'infiltrent dans le village pour protéger l'infanterie d'Highteeb qui les suit de près. Les défenseurs sont bousculés.



L'assaut est lancé... Les dernières poches de résistance allemandes, mises à mal par des tirs à bout portant des blindés tandis que les fantassins américains nettoient les maisons à grand renforts de rafales et de grenades. Le ménage est vite fait, car les allemands sont sous le choc de nombreux tirs de mitrailleuses et subissent les coups de butoir des tanks. Plusieurs allemands sont faits prisonniers pendant cet assaut, qui sécurise un des deux objectifs ennemis. Les Sherman bloquent toujours les issus de la ville, tandis que deux éléments d'infanterie américains se sont infiltrés dans les bâtiments entre les deux chars.



Dernier sursaut allemand, le PaK38 dont les servant étaient sonnés par un obus d'artillerie tombé non loin, se réveillent en voyant un sherman à une quinzaine de mètres. Ils ouvrent le feu, et détruisent le blindé.




Le dernier tour est terminé, et si victoire il y a, celle ci est plus juste que les précédentes car tous les objectifs n'ont pas été pris.

La 2nd US Armored Division de votre serviteur a subi pendant l'engagement les pertes suivantes, ce qui constitue 5 points :
- 2 points d'infanterie sur la compagnie
- 3 points pour un Sherman immobilisé et un autre détruit.
Une trentaine de soldats ont été tués ou blessés, mais plus de blindés ont été touchés que dans les engagements précédents.

La division de grenadiers subit aussi quelques pertes, 9 points en tout :
- 5 points d'infanterie
- 2 points d'armes de soutien (un canon anti-aérien et un canon anti-chars)
- 2 points pour le Panzer IV détruit.
Une soixantaine d'allemands ont été tués ou blessés, mais une bonne partie de ces pertes est également composée de prisonniers pendant l'attaque du village. Un blindé et quelques pièces de soutien ont également été perdues.


Conclusion de la campagne :

Finalement, une dernière contre offensive de l'Axe en direction de Palerme réussit, mais sans menacer la ville. Partout ailleurs, les alliés avaient triomphé. Les derniers blindés allemands se sont cassés les dents sur les parachutistes britanniques, bien retranchés, tandis que l'offensive sur Messine fut un succès. Les américains enregistraient de nouveaux succès sanglants contre les restes de divisions italiennes et allemandes, mais la campagne était bel et bien finie. Montgomery et Patton n'avaient plus qu'à boire ensemble un millésime de l'île en compagnie des parrains de l'île, à Gela, pour savourer leur succès.



Prochain objectif, Rome.


Thibault
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Campagne d'Aniche 2014 : La Sicile !
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